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Soins énergétiques et deuil : comprendre le processus après une perte

Photo du rédacteur: Anne Meyer
Anne Meyer
13 sept.
3 min de lecture

Premier article d'une série de 4

On ne « traverse » pas un deuil, tout comme on ne « fait pas face au deuil », comme si celui-ci était un obstacle à franchir. À mon sens, on vit un temps de deuil et, nous, praticiens, sommes là pour l’accompagner lorsque cela s’avère nécessaire et uniquement dans ce cas.


Qu’est-ce que le deuil et le travail de deuil ?

Le décès d’une personne, comme celui d’un animal, marque le point de départ de l’absence des contacts auxquels nous sommes habitués et attachés : le toucher, le regard, la simple présence de l’autre, mais aussi tout ce qui se jouait entre deux personnes.

Avec le départ d’un être dont on se sentait proche — il n’y a de deuil que lorsqu’il y a attachement — apparaissent le sentiment de se couper d’une histoire commune et d’un futur qui n’aura pas lieu, de ne plus pouvoir aimer et montrer son amour, et de sentir qu’un lien s’est délité. Là naît la blessure, et il est normal d’avoir mal.


Distinguer les deux notions

Le deuil est l’état de douleur dans lequel nous nous trouvons à la suite du décès d’un être aimé. Là commence le travail de deuil, ou processus de deuil, qui a pour finalité de nous faire passer de cette épreuve psychologique, physique et émotionnelle à un état dans lequel le mieux-être est possible.

Il n’existe pas de « durée standard pour faire son deuil » et le processus n’est pas linéaire. Pour autant, le temps du deuil reste souvent considéré comme une période négative, car difficile à vivre.


Un processus qui n’est pas linéaire

Un certain nombre d’étapes, entre 4 et 7 selon les auteurs, ont été décrites : déni, culpabilité, colère, marchandage, peur, tristesse, résignation, acceptation, réorganisation, apaisement et sérénité.



Les effets du deuil sur le cerveau

Les neuroscientifiques ont montré que le deuil modifie le fonctionnement du cerveau, produisant notamment davantage de brouillard mental, des oublis ou encore des émotions incontrôlables à répétition.

Le cerveau construit une image précise de la personne, de sa place dans le quotidien comme sur le plan affectif. Cette représentation reste très active même après le départ, induisant une attente et une réponse dans le cerveau.


L'impact physiologique du deuil sur le cerveau

Certaines fonctions cérébrales sont modifiées : les amygdales et l’hippocampe s’activent tandis que le cortex préfrontal est moins actif. S’ensuit un sentiment d’être dans le brouillard, déconnecté et, en même temps, très sensible à tout nouvel événement ou situation. La fatigue peut également être accentuée par cette suractivité.



Une approche sensible du deuil

Le deuil n’est-il pas plutôt un chemin qui s’engage par un temps de crise pour mener à une phase de vie où l’on a appris à faire avec l’absence physique de l’autre et à vivre autrement ?


Pour Christophe Fauré, médecin psychiatre dont j’apprécie profondément l’approche, la perte est une blessure et le temps du deuil, le processus de cicatrisation de celle-ci.

A l'image d'une blessure physique dont la cicatrisation se fait automatiquement et spontanément, l'esprit met en place les moyens pour éviter que la plaie émotionnelle ne reste ouverte.


"Vivre le deuil"

Le temps du deuil est un temps de vie, avec son rythme, ses avancées, ses phases de régressions temporaires. C'est un chemin à traverser dans lequel le lien de l'amour peut se relacher mais ne se rompt pas complètement. Le processus permet alors d'apaiser les souffrances mais aussi et surtout de retrouver un lien pérenne fondé sur l'amour.


Souffrir est donc pour beaucoup d'entre-nous l'expression de l'amour porté à l'être disparu. Le temps du deuil est celui d'une résilience du choc vécu qui peut nécessiter du soutien. L'entourage apporte une aide affective de premier plan et précieuse. Mais, il est parfois nécessaire de faire appel dans certains cas bien spécifiques qui seront abordés dans le second volet à des praticiens (psychologues, professionnels médicaux comme non médicaux) afin de soutenir cette période de vie .



Pour aller plus loin

Mourquette, Jean et Isabelle d’Aspremont, Excusez-moi, je suis en deuil, Montréal, 2001.

Christophe Fauré, Vivre le deuil au jour le jour, et de nombreuses ressources en ligne du même auteur.


Pour compléter, des associations existent également pour vous accompagner dans votre deuil. Les collectifs de réunions de café mortels permettent également de venir échanger sur le deuil et la mort dans un cadre respectueux et libre.

Un suivi psychologique peut également faire partie des ressources nécessaires quand vous en ressentez le besoin.

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